Retour sur l’acte XXXII

Ce communiqué de presse se veut être un témoignage objectif des actes dijonnais gilets jaunes par différenciation avec la vision des grands médias.

XXXII ème acte des Gilets Jaunes dijonnais en ce 22 juin caractérisé par un retour aux sources.

À l’origine, le mouvement se veut citoyen et défenseur du pouvoir d’achat.

Alors que le gouvernement semble amnésique de ces 7 mois passés avec la reprise de la hausse du prix de l’électricité, des réformes : chômage, retraite, collège, Santé; les Gilets Jaunes doivent lui rappeler que la richesse créée en France l’est par le peuple. Ce que les gens fortunés se partagent provient d’une captation des plus-values issues du travail de chacun. Ils ne peuvent, non plus, impunément taxer ceux qui n’ont pas d’autres choix que de se déplacer en voiture en devant s’acquitter d’un tarif de l’essence prohibitif tandis que les plus aisés voyagent sur des paquebots exonérés de ces taxes !

N’oublions pas, également, un autre point important en discussion : celui de la privatisation des routes nationales, avec hausse du tarif du péage, envisagé après la privatisation d’aéroport de Paris. C’est donc dans ce contexte de mépris total des difficultés des citoyens que les Gilets Jaunes se sont engagés à dénoncer l’injustice et débloquer du pouvoir d’achat.

Puisque les autoroutes ont été financées avec nos impôts. Et que le kilomètre d’autoroute rapporte 350 000 € de bénéfice/an. Puisque la hausse entre 2016 et 2023 du tarif du péage sera de 70% et que les départements participent à hauteur de 50% à la création de diffuseur, de parkings et de ponts… les Gilets Jaunes ont décidé de rendre les autoroutes au contribuable français

Ainsi, dès 9h du matin, un groupe de manifestants a demandé à la Société d’APRR d’ouvrir le péage ce qu’elle a fait aussitôt. La Gendarmerie a également veillé à sécuriser le passage du péage.
Au-delà de l’économie offerte aux automobilistes et motards, l’autre richesse de cette journée est de recréer du lien entre manifestants et population. Car ici pas de filtre, pas de désinformation par les médias. Mais un dialogue en direct pour rappeler que le mouvement s’inscrit avant tout dans la défense du citoyen, dans son respect, son écoute et le partage d’un bien commun.

Comme à l’accoutumée, cet échange humain n’a pas plu à Monsieur Le Préfet qui n’a pu se retenir, d’envoyer son cortège de CRS. Et comme chaque samedi, les fauteurs de trouble à l’ordre public ne furent pas les manifestants mais bel et bien les CRS. Force fut de constater que venant de front, leurs véhicules ont bloqué le péage, entravant la libre circulation. Quel spectacle ubuesque de constater encore que les Gilets Jaunes servent le peuple que les Force de l’Ordre méprisent.

Les manifestants, toujours pacifiques, ont laissé les CRS remettre le péage payant. Heureusement, auparavant, ils avaient ouvert les péages d’Arc-sur-Tille et Soirans. Sans surprise, et aux frais de la princesse, les CRS se sont promenés de péage en péage, menaçant, comme de coutume, le citoyen qui cherchait simplement à remettre de la justice dans ce monde corrompu par l’argent.

On devinera aisément qui les usagers de ces autoroutes ont remercié ! D’ailleurs, le côté festif, bienveillant de cette action a motivé un certain nombre de personnes à sortir de leur domicile et même de Dijon pour se rendre sur les péages. Un regain de mobilisation significatif et où les matraquages et gazages n’étaient pas à craindre.

Dernier point à souligner : dans leur dialogue, ces manifestants altruistes ont tenu à informer sur le référendum relatif à l’aéroport de Paris (RIP). À leur grande surprise, seuls 10% en avaient connaissance, preuve, s’il en était besoin, que le gouvernement travaille à saboter ce dispositif. Le principe démocratique ne devrait il pas être d’informer pour permettre le libre choix de tout un chacun ?